Ça dépend du traitement et de votre santé. Certains traitements demandent d'attendre ou d'avoir l'accord de votre médecin : anticoagulants, chimiothérapie, immunosuppresseurs, isotrétinoïne (traitement de l'acné sévère). Avant tout tatouage, parlez-en à votre médecin. Ancien infirmier, je vous remets un questionnaire santé au premier rendez-vous, qui est gratuit, et selon votre situation je demande un avis médical.

Avertissement : cette page donne des repères généraux. Elle ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Pourquoi le traitement compte pour un tatouage

Un tatouage fait pénétrer de l'encre dans la peau. D'après l'Assurance Maladie, cela expose à des risques d'infection, de saignement, d'allergie et de problèmes de cicatrisation. Un traitement ou une maladie peut augmenter ces risques : c'est pour cela que votre médecin a son mot à dire.

Ne modifiez jamais votre traitement pour un tatouage : c'est une décision de votre médecin.

Les situations où l'avis du médecin est recommandé

L'Assurance Maladie recommande d'en parler à votre médecin avant un tatouage en cas de :

  • diabète ;
  • insuffisance rénale ;
  • maladie des valves cardiaques ;
  • immunodépression, liée à une maladie ou à un traitement ;
  • troubles de la coagulation ;
  • allergie ;
  • maladies de peau ;
  • acné en cours de traitement.

Elle déconseille aussi le tatouage en cas d'hépatite B ou C ou de VIH.

Je ne tatoue pas pendant la grossesse ni pendant l'allaitement : on ne prend pas de risque inutile.

Traitement par traitement : ce qu'il faut demander à votre médecin

Anticoagulants et aspirine

L'Assurance Maladie cite les troubles de la coagulation parmi les situations à signaler au médecin. Chez moi, vous remplissez le questionnaire santé, puis je demande un avis médical. N'arrêtez jamais votre traitement vous-même.

Isotrétinoïne (traitement de l'acné sévère)

Le médicament de référence n'est plus vendu en France, mais d'autres médicaments à base d'isotrétinoïne le sont (ANSM). L'ANSM demande d'éviter l'épilation à la cire pendant le traitement et au moins 6 mois après son arrêt, ainsi que les lasers et dermabrasions pendant 5 à 6 mois après l'arrêt, à cause du risque de cicatrices et de décollement de l'épiderme. Le tatouage n'est pas cité par l'ANSM : demandez à votre dermatologue. L'Assurance Maladie indique, en cas d'acné, d'attendre la fin du traitement.

Chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie

L'Assurance Maladie cite l'immunodépression liée à un traitement parmi les situations à signaler. Il existe tellement de protocoles différents que le bon moment dépend de l'avis médical. Je ne donne pas de délai : c'est votre équipe soignante qui décide. Pour un projet sur une cicatrice de chirurgie du sein, voir aussi le tatouage après mastectomie.

Cortisone, immunosuppresseurs, biothérapies

Pour une maladie de Crohn, une polyarthrite, après une greffe… ces traitements peuvent entraîner une immunodépression. L'avis de votre médecin passe avant tout projet.

Diabète

L'Assurance Maladie cite le diabète parmi les situations où il faut en parler au médecin. Chez moi, c'est au cas par cas : ce n'est pas impossible de tatouer.

Antibiotiques, antidépresseurs, anti-inflammatoires

Une infection en cours ou un traitement récent se signale au tatoueur et se discute avec le médecin.

Maladies auto-immunes et maladies de peau

Hashimoto, Basedow, Crohn… : demandez l'avis de votre médecin. Je ne tatoue pas sur une poussée ou une lésion active ; l'Assurance Maladie cite notamment le psoriasis, le lichen et le vitiligo parmi les maladies de peau à signaler.

Comment je procède avant un tatouage

Au premier rendez-vous, qui est gratuit, je vous remets un questionnaire santé : traitements, maladies, allergies, opération prévue. Selon votre situation, je demande un avis médical avant de tatouer. C'est là que mon expérience d'infirmier compte : je sais quelles questions poser et quand attendre.

Avant l'acte, vous recevez une information écrite sur les risques, comme le prévoit le Code de la santé publique (art. R1311-12 ; voir service-public.gouv.fr). Une cicatrice récente ou un traitement en cours, on en parle en consultation, y compris pour un bon cadeau.

Mon parcours : infirmier, pompier, puis tatoueur

J'ai été infirmier pendant 5 ans et sapeur-pompier pendant 15 ans. Ça ne fait pas de moi votre médecin, mais je sais quelles questions poser et pourquoi son avis compte. J'en parle plus longuement sur ma page d'ancien infirmier, dans le guide du tatouage sur cicatrice et dans mon livre « Le tatouage est un soin ».

Sources (consultées le 30 octobre 2026) : Assurance Maladie, risques du tatouage permanent · ANSM, isotrétinoïne orale · ANSM, isotrétinoïne (spécialités) · Service-public.gouv.fr, précautions avant un tatouage.

Avertissement : cette page donne des repères généraux. Elle ne remplace pas l'avis de votre médecin.